Moi, Femme à la rencontre de mes paires dans la bible! (partie XV)

IV. Les femmes qui sauvent des vies au détriment de leurs.(suite 2)

Bonjour Mes dames,

Paix, joie et bonheur de la part de notre Seigneur Jésus Christ qui est le rocher de notre salut et le seul qui nous connait personnellement par nos noms où que nous soyons ou quoi que nous traversions en ce moment!

Nous bénissons le Seigneur de ce que hier nous avions commencé à parler de « femmes qui sauvent des vies au détriment de leurs« , avec les deux sages femmes de l’Exode Shiphra et Pua, nous avons appris l’importance de refuser de compromettre son intégrité en obéissant aux ordres qui sont contraire à la volonté de Dieu! Nous avons appris combien l’obéissance était plus important que le sacrifice!

Ce matin, nous continuons cette série avec une personne à laquelle on ne se serait pas attendue à voir réagir avec compassion à cette période trouble d’esclavagisme en Egypte, la princesse du royaume.

2. La FILLE de Pharaon

Exode 2 :6 « La fille de Pharaon descendit au fleuve pour se baigner, et ses compagnes se promenèrent le long du fleuve. Elle aperçut la caisse au milieu des roseaux, et elle envoya sa servante pour la prendre. Elle l’ouvrit, et vit l’enfant: c’était un petit garçon qui pleurait. Elle en eut pitié, et elle dit: C’est un enfant des Hébreux ! Alors la sœur de l’enfant dit à la fille de Pharaon: Veux-tu que j’aille te chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux, pour allaiter cet enfant? Va, lui répondit la fille de Pharaon. Et la jeune fille alla chercher la mère de l’enfant. La fille de Pharaon lui dit: Emporte cet enfant, et allaite-le-moi; je te donnerai ton salaire. La femme prit l’enfant, et l’allaita. Quand il eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai retiré des eaux. »

Actes 7 :21 « A cette époque, naquit Moïse, qui était beau aux yeux de Dieu. Il fut nourri trois mois dans la maison de son père; et, quand il eut été exposé, la fille de Pharaon le recueillit, et l’éleva comme son fils. »

Définition : le terme Pharaon sert à désigner les rois de l’Egypte antique. La fille de Pharaon ici est donc la fille du roi d’Egypte de l’époque d’Exode.

Hier, nous avions parlé de ce roi qui par pure calcul et despotisme décide de donner la mort à tous les enfants mâles des hébreux pour éviter leur croissance en nombre dans le pays. Sa fille intervient pour sauver in extrémiste un de ses enfants mâles hébreux qu’une mère désespérée mets dans un panier et dépose dans le fleuve Nil pour sauver la vie de son fils.

Cette femme a surement entendu parler de la souffrance de ce peuple que son père a soumis à son autorité. Mais leur souffrance est bien loin du luxe dans laquelle elle vit, dans le milieu où elle évolue. Elle est née princesse, et toute sa vie, entend que femme, elle est un peu à l’écart des affaires politiques. Son rôle est d’être une princesse et de jouir de cette position, plus tard elle sera épouse du choix de son père et aura pour rôle de continuer la génération suivante.

Une compassion inattendue :

C’est avec surprise que nous découvrons que cette femme a un cœur maternelle, son cœur est pris de pitié et de compassion face à un bébé qui pleure !

Elle comprend automatiquement qui est cet enfant qu’elle découvre, un enfant hébreu ! Elle aurai pu dire : « Beurk, c’est le rejeton de ce peuple maudit et sale qui vit à Goshen, éloignez le de moi avant que je ne suis impure !! »

Mais pas du tout, elle réagit comme une mère, parce qu’à part les cas rares, la majorité des femmes craquent d’amour devant un bébé ! Un musicien que certains connaissent surement a chanté que le bon Dieu devait être une femme à cause de son cœur plein d’amour ! On peut le penser ; nous l’avons vu lors de notre thème « Moi, femme source de bénédiction » que Dieu a créé la femme avec plus de sensibilité, plus de compassion…. et cette sensibilité et cette compassion va sauver la vie de l’un de plus grand instrument de Dieu : Moise.

Une décision bien téméraire :

On peut se demander quel genre de père était Pharaon ? Était-il un père aimant, gâteau ,passant tous à ses enfants ? Ou un père roi qui menait sa maisonnée comme il dirigeait le pays ? Nous ne pouvons répondre à ces questions ; tout ce que nous voyons ce que la princesse, décide de prendre à sa charge l’enfant sortie des eaux ! Qu’est-ce qu’elle risquait ?  un froncement des sourcils ? Une réprimande ? Une colère noire de son père le roi ? Le jugement des autres ?

Rien de tous ceux-ci ne l’arrête, elle prend la décision de donner sa protection à ce petit être sans défense. Elle savait qu’il lui suffisait de tourner le dos pour que l’enfant meure, alors elle choisit d’exercer de la compassion et de la pitié à l’égard du plus faible, au risque de déplaire à son père roi !

Un aveuglement bien savant :

Cette femme manifeste aussi une autre caractéristique, lorsqu’une jeune fille sort à point nommé pour proposer ses services ! N’est-ce pas trop beau pour être vraie ! Elle aurait pu compliquer et dire : « tiens, si t’es là, ce que tu sais exactement l’origine de cet enfant ! Reprend le et débrouillez-vous ? », Et ainsi s’en laver les mains !

Mais non ! Elle fait l’ignorante, comme s’il était normale qu’une jeune esclave hébreux soit de ce côté du Nil entre les feuillages. Elle ferme les yeux et accepte que l’enfant trouve une nourrice à l’enfant qui est devenu le sien ! En sachant probablement très bien que la nourrice risquera d’être la mère biologique de l’enfant !

Cette femme laisse parler son cœur, car la vue de cet enfant lui a ramené une réalité qui était bien loin de son environnement, des enfants innocents assassinés  par son père à elle ! La décision de prendre sous ses ailes cet enfant peut cacher aussi le profond ressentiment qu’elle ressentait pour les décisions de son père : Un homme puissant qui abuse de son pouvoir !

Comme pour répondre par les biens aux maux faits par son père, elle prend comme fils un rejeton des hébreux ! Quel défi !

La bible nous dit qu’après le sevrage de l’enfant, elle l’éleva comme son fils : et lui donna son nom : Moise !

Ainsi cette femme devient l’une de ses femmes remarquables de la Bible qui ont su par leur attitude, leur choix, suivre les élans de leur cœur, poussées par Dieu, changer ainsi le cour de l’histoire !

L’histoire de cette femme nous ouvre les yeux sur deux choses :

  • premièrement: Dieu utilise les païens pour l’accomplissement de ses desseins

Au travers de la bible, nous découvrons que Dieu pour accomplir ses desseins a eu a utilisé des païens. Par exemple, pour frapper le peuple d’Israël à cause de leurs désobéissances, Il a utilisé des peuplades voisines comme les Madianites, les Philistins,…et au travers du livre de Juges nous découvrons comment ses envahisseurs ont assujettis les peuples quelques fois jusqu’à ce que par miséricorde Dieu suscite un juge pour les libérer !

Nous découvrons aussi le cas de Nabucadnetsar qui fut utilisé pour la déportation du peuple à Babylone, au travers du livre de Daniel.

Pour l’accomplissement de sa volonté, Dieu utilise qui Il veut quand Il veut et pour ce qu’Il veut !

Dans cette histoire nous découvrons la même chose, Dieu utilise la fille du despote pour protéger la personne qui devait servir son plan dans le futur !

Comment choisit-Il ces personnes, étant Dieu nous ne pouvons le questionner, mais ce qui nous rassure ce que ce choix est fait pour faire concourir toutes choses aux biens de ses enfants !

Un exemple parlant se trouve dans le livre d’Esaïe qui nous parle d’un grand Roi que Dieu a utilisé puissamment pour ses desseins : le Roi Cyrus le grand ou Cyrus II !

Qui était Cyrus?

—- Internet nous apprend qu’il fut est le fondateur de l’Empire Perse (qui s’étalait sur le territoire actuellement occupé par l’Afghanistan et par l’Iran), successeur du royaume mède. Il appartient à la dynastie des Achéménides. Son règne a été marqué par des conquêtes d’une ampleur sans précédent historique : après avoir soumis les Mèdes, il a placé sous sa coupe le royaume de Lydie et les cités grecques de Ionie, puis l’Empire néo-babylonien (comprenant alors la Mésopotamie, la Syrie, les cités phéniciennes et la Judée). Il trouva la mort au cours d’une campagne militaire contre les Massagètes. Son règne marque un tournant dans l’histoire du monde antique

— La bible nous apprend deux choses au sujet de Cyrus le grand:

  • Que sa venue fut annoncé par Dieu, il est identifié au travers d’Esaïe comme étant celui qui vient de l’orient, celui qui est suscité du septentrion et de l’orient ou encore comme l’oiseau de proie appelé de l’orient (Esaïe 46 :11)

Esaïe 41 :1-4 nous dit : « Iles, faites silence pour m’écouter! Que les peuples raniment leur force, Qu’ils avancent, et qu’ils parlent! Approchons pour plaider ensemble. Qui a suscité de l’orient Celui que le salut appelle à sa suite? Qui lui a livré les nations et assujetti des rois? Qui a réduit leur glaive en poussière, Et leur arc en un chaume qui s’envole? Il s’est mis à leur poursuite, il a parcouru avec bonheur Un chemin que son pied n’avait jamais foulé ? Qui a fait et exécuté ces choses? C’est celui qui a appelé les générations dès le commencement, Moi, l’Eternel, le premier Et le même jusqu’aux derniers âges »

  • Il fut suscité pour accomplir la volonté de Dieu

Esaïe 45 :1 « Ainsi parle l’Eternel à son oint, à Cyrus, Qu’il tient par la main, Pour terrasser les nations devant lui, Et pour relâcher la ceinture des rois, Pour lui ouvrir les portes, Afin qu’elles ne soient plus fermées;… »

Au travers de cette histoire, nous nous rendons compte que notre Dieu est un Dieu puissant et souverain qui pour accomplir sa volonté utilise qui Il veut quand Il veut et où Il veut. Il n’a aucune limite !

Et comme il le dit lui-même à Esaïe 45 :3b : « Je te donnerai des trésors cachés, Des richesses enfouies, Afin que tu saches Que je suis l’Eternel qui t’appelle par ton nom, Le Dieu d’Israël »

  • Deuxièmement: la compassion et la pitié sont les caractéristiques de la femme

Entend que femme nous sommes appelées à manifester de la compassion et de la pitié ! Dans ce monde où tout devient monnayable, ou la compassion de plusieurs s’est envolée ou la pitié n’est plus que question de mots, il est essentiel que nous fassions la différence !

Définition selon le dictionnaire: La compassion : est une vertu par laquelle un individu est porté à percevoir ou ressentir la souffrance d’autrui, et poussé à y remédier. La compassion revient à ressentir la souffrance de l’autre, animé d’une intention d’amour. La pitié : Sentiment qui porte à compatir aux souffrances ou à la faiblesse d’autrui.

Dans la bible, nous trouvons plusieurs passages qui nous encourage, nous ordonne de pratiquer la compassion les uns pour les autres. La manifestation ne se passe pas que par les paroles mais par les actes (c’est pourquoi Dieu a donné son fils unique Jean 3 :16).

Le passage de 1 Jean 3 :17 dit « Si quelqu’un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui? », Nous permets de mieux lire en nous même : comment dire aimer les frères/sœurs lorsqu’on a fermé nos cœurs aux autres ? Et le plus malheureux c’est que ceci se passe au sein même de nos assemblées !

Je vous ai parlé de cette jeune sœur amie, qui se retrouve presque dans la rue en ce moment parce que sa mère adoptive l’a chassé de la maison, car des frères et sœurs de son église lui ont dit que cette jeune fille est une sorcière !!! Imaginez la vie de cette jeune fille qui est orpheline mais qui depuis toute petite vit auprès de cette famille qui l’a recueillie ; aujourd’hui, elle est abandonnée, parce qu’elle est sorcière !

Avons-nous peur des sorciers, nous chrétiennes ? Comment manifester un tel manque de compassion pour un enfant que tu as élevé depuis des années ? Que Dieu vienne en aide à notre discernement et compassion!

La fille de Pharaon, qui était une païenne a manifesté bien plus de compassion que nous qui sommes les enfants du père de la compassion et de la miséricorde ! Et cela est réelle même aujourd’hui, tant les païennes sont plus bonnes et compatissantes que nous les chrétiennes ! N’est-ce pas malheureux !

Il ne suffit pas d’être à l’église tous les jours, ou de donner tous votre argent aux pasteurs ou à l’église…Il s’agit d’être pleine d’amour pour les autres et de les manifester par nos actes ! N’oublions pas les commandements de Dieu : aimez les autres comme sois même !

De la même manière que la reine de Saba se lèvera pour juger durement les gens de ce siècle, de la même manière cette princesse Egyptienne se lèvera pour nous juger !Matthieu 12 :42

Ephésiens 4 :32 « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. »

Colossiens 3 :12 « Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. »

1 Pierre 3 :8 « Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité. »

Que Dieu vous bénisse et bonne journée à toutes

A bientôt!

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s